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Regarder le monde tel qu’il est

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Je viens de découvrir une revue : Conflits . « Regarder le monde tel qu’il est », reconnaître « l’existence des identités et des cultures, qui œuvrent pour leur survie et leur développement ». Joli programme ! Bimensuelle, la revue existe depuis 2014 et a publié trente-deux numéros à ce jour. On peut y parler géopolitique, France, Europe, Union-européenne, Afrique, Asie, religion, arts, économie, guerre, puissances, littérature... Pour vous donner un avant-goût voici la copie d'un article de la dernière livraison, daté du 21 août et dont le sujet est un livre : La Guerre et les Arts (paru en décembre 2018 sous la direction de Jean Baechler). L'article s'intitule L'art et la guerre, un couple presque parfait ; il est écrit par Eugène Berg. La guerre occupe traditionnellement une place saillante dans les arts aussi bien figuratifs que littéraires. Le premier monument de la littérature européenne est l’Iliade, récit de guerre s’il en fut. Un des grands romans de t...

Saturation

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Le meurtrier de Timothy n'était pas demandeur d'asile : il bénéficiait d'un droit d'asile appelé « protection subsidiaire » (depuis mai 2018). Arrivé en Union-européenne en 2009, il est successivement passé par la France, l'Allemagne, l'Italie et de nouveau la France. Il s'avère étrange de lui accorder la protection subsidiaire neuf ans après son entrée en Union-européenne. En principe, le droit d'asile s'applique à des personnes qui fuient leur pays pour des raisons diverses. Cet asile est de deux sortes : - le statut de réfugié, au titre de la convention de Genève, il concerne les personnes ayant subi des persécutions à titre individuel ; - la protection subsidiaire, elle concerne les autres personnes risquant pour leur vie ou leur liberté en cas de retour dans leur pays (ceux qui ont fui une guerre par exemple). Mais ça ne prend pas neuf ans pour savoir si une personne est persécutée ou s'il existe sur elle une menace en cas de retou...

Sans le peuple, contre le peuple

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Les passeurs d'immigrants clandestins n'ont qu'un but : faire de l'argent. Ils sont organisés en réseaux mafieux, comme les réseaux de trafic de drogue. Leur trafic, leur business, c'est le "migrant". Les ONG humanitaires alimentent ce trafic qui est, est-il besoin de le dire, illégal. Un passage coûte entre trois et cinq mille euro. Ce n'est donc pas le plus pauvre des Africains qui peut se l'offrir. C'est une somme, en France même et encore plus en Afrique. Ce sont de véritables mafias, disséminées un peu partout entre la Libye et le Niger, mais également sur les côtes européennes, qui organisent ce trafic d'êtres humains : un trafic qui représente un chiffre d'affaires plus important que le trafic de drogue. Il n'est pas de bon ton de parler de ça, ça crée un malaise, un malaise français. Pas plus qu'il ne fut de bon ton de parler de l'identité française en 2009-2010. Il y a des sujets tabous. Des tabous qui ont eu ...

Pologne, Hongrie : la forme !

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La Commission européenne prévoit que Malte aura la plus forte croissance de l'UE cette année. Juste après viennent la Pologne et la Hongrie. Elle prévoit pour ces deux pays un PIB en hausse de 4,4% en 2019. Rien qu'au premier trimestre 2019, les données Eurostat (direction générale de la Commission européenne chargée de l'information statistique communautaire) montrent que le PIB polonais a augmenté de 1,5% : c'est la troisième plus forte croissance trimestrielle de toute l'UE, après l'Irlande (2,4%) et la Croatie (1,8%). Le PIB de la Hongrie a eu également une croissance de 1,5% au premier trimestre, se plaçant ainsi ex-aequo avec la Pologne. Pour comparer, la croissance trimestrielle a été de 0,5% pour l'ensemble de l'UE et de 0,4% dans la zone euro (la Pologne et la Hongrie ne sont pas dans l'euro). Entre le premier trimestre 2018 et le premier trimestre 2019, soit sur un an, le PIB polonais a crû de 4,7%. Dans l'ordre voici : - Irlande ...